Chefchaouen, la Rifaine

Avec ses maisons étagées, ses innombrables petites fenêtres encadrées de clair, ses toits de tuiles rondes et rousses, Chefchaouen, qu’on appelle aussi « la ville bleue », est un lieu apprécié par les artistes et les peintres.

Vue de la Médina
Fondée en 1471 par Ali Ben Rachid en tant que ville-forteresse où les Musulmans, opprimés par les Chrétiens qui occupaient Sebta et le littoral méditerranéen, trouvaient refuge et sécurité. Elle bénificie en effet d’une situation idéale en tant que ville de défense: position stratégique imprenable, eau courante en abondance, terres agricoles à proximité. Ville sainte, elle resta longtemps fermée aux étrangers. Seul Charles de Foulcauld, en 1883, réussit à y pénétrer, encore dut-il se faire passer pour un juif errant et ne put y faire qu’une étape d’une seule nuit. Il a fallut attendre jusqu’au début du XXe siècle, en 1920, pour que les étrangers puissent entrer.

Barrage de Daraqouba
Chefchaouen s’appelait à l’origine « Chaouen » ce qui veut dire en berbère : pics, cornes, en référence aux montagnes de la chaîne du Rif qui la cernent. Durant l’occupation espagnole, l’orthographe fut transformée en « Xaouen », avant que le nom de Chefchaouen (Regarde les pics) soit adopté en 1975.Le charme attachant de cette ville est en partie liée au contraste entre la nudité de la paroi calcaire qui se dresse au dessus de la ville, et la campagne verdoyante qu’irrigue l’oued Laou bordé de lauriers-roses.

Médina de Chefchaouen
La Médina de Chefchaouen est l’une des plus pittoresques du Maroc. Elle est marquée incontestablement de l’empreinte andalouse. Sur les murs de ses maisons, peints à la chaux jusqu’à hauteur d’homme dans des tons très légers, le blanc, les bleus et les mauves se marient en un dégradé bigarré qui, de loin, donne à la ville un curieux reflet bleuté.

Fortification de la Kasbah
A l’intérieur de la Kasbah, dont les murs rougeâtres sont surmontés de créneaux effrités, des jardins plantés d’immenses palmiers, de figuiers, de massifs de rosiers et de buissons de fleurs, constituent au sortir de la place une oasis de bien-être et de tranquillité.

Ras el Maa
La source Ras el Maa, situé au N-E de la Médina, alimente toute la ville en eau fraîche et pure. Cependant, plusieurs maisons de la Médina ne sont pas reliées à l’eau courante et doivent s’approvisionner à l’une des nombreuses fontaines nichées ça et là dans les ruelles et places de la Médina. Cette présence chantante remplit la ville d’une ambiance aussi ensorcelante qu’apaisante.

Le Rif
Les habitants du Rif ont toujours manifesté leur indépendance et furent à la source de moultes rébellions. Abdelkrim el Khattabi fut l’investigateur de la première guerre anticoloniale du XXe siècle. Né vers 1882, il milite pour l’indépendance du Rif et en demande l’autonomie aux Espagnols durant leur protectorat. Ceux-ci refusent, la guerre éclate. Après avoir vaincu à plate couture, malgré sa faiblesse en équipements, les troupes espagnoles, il proclame la « République confédérée des tribus du Rif » en 1922. Cependant, en 1926, Abdelkrim doit déposer les armes face aux troupes espagnoles alors rejointes par celles des Français craignant pour leurs propres intérêts au Maroc.

Arrêté, il fut ensuite déporté sur l’Ile de la Réunion dont il réussit à s’échapper en 1947 pour enfin terminer sa vie militante au Caire où il mourut à l’âge de 81 ans. Ses méthodes de guérillas ont inspiré d’autres stratèges comme ceux de Mao Tsé-toung et Hô Chi Minh.

ML Tours Partenaire

  • Rif Planete: Facebook / Twitter

  • Témoignages de clients

    Découvrez ce que nos clients ont à dire au sujet du Rif Planète

    Cliquez ici..

  • Tags populaires